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Interview - Road tripper bricoleur

Discussion avec un Road tripper Bricoleur !

Conversion d’un Renault Traffic 

Nous allons retrouver aujourd’hui un road tripper niçois qui est un véritable passionné. Je le connais depuis maintenant de nombreuses années dans le monde du travail et cela m’a toujours impressionné de voir la facilité à troquer la chemise au costume de baroudeur pour partir dans des voyages fous. Pour moi, il incarne vraiment le concept même du road trip alliant la liberté et l’aventure. Quand j’ai décider de faire une série d’interviews pour Weello, j’ai donc tout naturellement pensé à lui. 

Nous avons donc eu une longue discussion libre dans laquelle il m’a parlé de ce qui l’a amené à entamer la conversion d’un Renault Traffic en véritable petit paradis sur roue. J’ai appris beaucoup de choses pendant l’heure et demie où nous avons échangé et j’espère que cela vous donnera envie de sauter le pas.

Mais trêve de bavardages, je donne la parole à Jimmy :

Parle-nous un peu de ton rapport avec le road trip.

J’ai commencé le road trip alors que j’étais encore étudiant. À l’époque, j’avais une vieille 206 et une tente. Ce n’était même pas encore l’époque des fameuses tentes 2″ de Décathlon. Ça a tout naturellement commencé par des weekend plage.

C’était alors ma période étudiante et j’avais pris l’habitude d’organiser des weekend au travers d’un site web de Nantes. On y allait avant tout pour profiter de la nature, de ses petites criques en faisant surf et la fête le soir.

Bien entendu, les moyens étaient limités et il fallait être débrouillard. Mais pour moi, le road trip est avant tout synonyme d’aventure et de rencontre .
Depuis j’ai fait au moins 100 000 km un peu partout en Europe dont au moins 50 000 km avec le van.

Dis-nous-en quelques mots, quel est ton plus beau souvenir en road trip.

C’est sans aucun doute mon voyage au Portugal. J’avais emmené mon paddle et nous avons vraiment pris le temps de peaufiner notre itinéraire afin de trouver les plus beaux coins de nature [NDR: il me montre des croquis et des itinéraires qu’il avait fait à l’époque].

Lorsque l’on prend un peu le temps de s’intéresser véritablement aux personnes qui croisent notre route, cela amène de beaux moments de partage et nous avons découvert des endroits que seuls les gens du coin connaissaient.

Je n’oublierai jamais ces instants où tu es seul sur l’eau avec ton paddle et que tu entres dans une grotte naturelle tellement grande que tu as l’impression d’être dans une cathédrale.

Qu’est-ce qui t’a poussé à passer le cap et à entamer ta propre conversion ?

[NDR: il rigole] Pour le confort bien sûr ! Les tentes, c’est bien beau quand tu es jeune, mais quand tu es parti faire du kitesurf et que tu te retrouves le long d’une plage sous le vent, tu te dis rapidement qu’un van serait quand même beaucoup plus agréable.​

Avant de continuer, est-ce que tu avais des connaissances en bricolage ?

Non pas vraiment, j’ai beaucoup appris sur le tas. J’avais quand même des bases avec des études dans une filière MSA “Maintenance des systèmes automatisés” notamment en électricité. Mais je suis assez dégourdi et j’avais surtout l’envie de me lancer.

Comment t’es-tu préparé ? Est-ce que tu as travaillé sur plans ?

Il faut savoir qu’il y a vraiment beaucoup d’informations sur le net sur des sites comme (http://www.trafic-amenage.com). J’ai beaucoup regardé ce que les gens avaient fait pour m’inspirer et j’ai sélectionné ce qui me plaisait et ce qui me semblait faisable.

Le logiciel Vehiplan m’a permis de mettre tout ça sur papier et de vérifier que tout rentrait.

La préparation est très importante et j’ai passé pas loin de 6 mois à planifier les aménagements que j’allais faire. Ça m’a permis de faire un plan global de ce que je voulais. Ensuite, beaucoup d’idées me sont venues en le faisant ou parce que j’ai eu des contraintes techniques que je n’avais pas anticipées.

Parle-nous de ton choix de véhicule et pourquoi celui-là ?

Je me suis renseigné sur ce qui se faisait. J’ai rapidement réduit le choix à deux options sérieuses qui étaient soit un Traffic soit un Vivaro qui sont issus d’une même base. Ensuite, c’était un choix pragmatique avant tout, en regardant le marché, je me suis aperçu qu’il y avait beaucoup de Renault Traffic sur le marché ce qui veut dire qu’il y avait globalement plus d’offre que de demande et donc que les prix étaient plus abordables.

Pour le modèle, mon premier critère a été la longueur, car il faut savoir qu’il y a plusieurs longueurs et hauteurs disponibles pour un même modèle. Par exemple pour les Traffics, il y a de L1 H1 (c’est les modèles plus courts d’une hauteur classique) à L3H3. Le mien est un L2H1 ce qui donne une hauteur normale, mais presque 40 cm de long en plus.

Votre choix doit refléter vos objectifs

L’autre critère très important pour moi a été la hauteur, car je voulais pouvoir continuer à passer partout et il faut savoir que beaucoup de parking ou d’aire de repos par exemple sont limité aux hauteurs standards de véhicules de particulier. Un point non négligeable était de ne pas monter de catégorie dans les péages. C’était donc un parti pris de privilégier la mobilité.

En février 2014, j’ai donc sauté le pas et j’ai acheté un Renault Traffic . Celui-ci possédait déjà un aménagement de base qui comprenait un lit, des toilettes avec leur lavabo et une réserve d’eau de 50L. C’était un bon compromis pour pouvoir commencer à l’utiliser pendant que je me préparais pour la transformation.

Parle-nous un petit peu des travaux que tu as fait dedans.

Comme tu peux le voir, j’ai tout démonté. J’ai commencé par lui redonner un petit coup de neuf en repeignant l’intérieur. Ensuite comme je pars autant à la plage qu’à la montagne, j’ai beaucoup travaillé sur l’isolant. C’était autant pour la chaleur que pour le froid. Ça me permet notamment pouvoir dormir l’été sans avoir trop chaud. Souvent, des amis qui dorment dans des tentes sont réveillés tôt parce que leur tente devient un vrai sauna alors que je n’ai aucun problème.
L’isolant protège aussi du bruit et comme j’ai un chien, c’était important. Le bruit des gouttes quand il pleut par exemple est beaucoup plus atténué ou bien le bruit extérieur . J’ai mis une première couche en liège de 4 mn sur laquelle j’ai appliqué un isolant 17 feuilles. Ça produit un résultat très performant. Pour le froid, j’ai un chauffage donc ça permet de partir aussi à la montagne.

Planifiez votre projet  pour qu’il soit cohérent !

Concernant les ouvertures, là encore j’ai fait le choix de la discrétion. Je ne voulais pas qu’on puisse voir que quelqu’un dort à l’intérieur. Ça limite forcément, mais ça enlève aussi des problèmes de sécurité, car tu ne veux pas revenir à ton van et t’apercevoir que quelqu’un a fracturé une fenêtre et t’a volé toutes tes affaires. Mais je voulais quand même avoir un puits de lumière et pouvoir aérer. J’ai donc fait le choix de mettre un toit ouvrant comme dans un bateau plutôt qu’un lanterneau. Encore une fois, c’était pour la discrétion, parce que le véhicule est bas et que ça se voit beaucoup moins. J’ai mis des aimants sur les côtés et ça me permet de mettre différents caches en fonction des besoins, par exemple j’ai un cache anti-moustique pour l’été ou un cache avec de l’isolant pour l’hiver.

Pour les travaux, j’ai utilisé des gabarits en carton à l’échelle et cela m’a évité beaucoup de problèmes. Alors c’est galère à mettre en place mais ça permet de se rendre compte de petites choses que l’on ne voit pas forcément sur le plan.

J’ai utilisé ensuite de l’aluminium pour faire les structures de l’aménagement et cela m’a permis de gagner du poids.

Il a fallu jongler avec les contraintes de place et les équipements existants. Par exemple, je me suis aperçu que lorsque j’appuyais contre la banquette, cela pressait les interrupteurs de la box technique qui gère l’alimentation.

Qu’est-ce qui a été le plus dur dans cette conversion ? Est-ce que tu aurais quelques anecdotes ?

Alors en fait tout a été dur [NDR: Il rigole]. Non il y a des moments durs et d’autres qui n’étaient pas difficiles techniquement mais qui était impressionnants. Quand il fallut découper le toit ouvrant par exemple, c’était un moment très intense et je n’étais pas serein. Tu te dis qu’un faux mouvement et c’est la cata. Cette phase est une des rares que je n’ai pas voulu faire moi-même et j’ai demandé à un ami de s’en occuper. De toute manière il fallait être deux pour soutenir la tôle pendant la découpe et éviter qu’elle se torde. J’avais bien revérifié plusieurs fois les dimensions et j’avais même préparé un gabarit en carton.
 
Un autre moment compliqué, c’était pour la partie électrique à bien vérifier que les convertisseurs qui permettent de brancher la batterie sur une prise de 220V classique étaient les bons. Il fallait aussi respecter toutes les normes. Ce n’était pas un moment difficile mais plutôt minutieux.

Et finalement, est-ce que tu es content du résultat ? Est-ce que tu comptes faire d’autres changements ?

Oui, ça valait chaque seconde passée dessus. La première image où l’on voit les arbres au travers du toit ouvrant à été prise le matin au réveil lors de mon premier roadtrip avec mon van. Sincèrement, c’est ça la vie !
 
Pour ce qui est des changements, non je vais m’arrêter là. Bien sûr, je me dis qu’il y a toujours des choses à améliorer, mais là je suis content comme ça.

Qu’est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu’un qui veut se lancer dans une conversion comme toi ? Est-ce qu’il y a des pièges à éviter ?

Bien travailler sa préparation, c’est la partie la plus importante pour avoir un ensemble cohérent et éviter les surprises.

Ne pas hésiter à tester des choses, tant que ce n’est pas un choix définitif et demander de l’aide quand il faut.

Si cet article t’a plu et que tu veux en savoir plus. je te propose d’essayer de répondre avec toi à la question “Le road trip c’est quoi ?” ou bien une sélection de carnet de voyages pour partir l’esprit tranquille.

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